• Elisa Azogui-Burlac

Fable d'enfant surréaliste



"Maman, Maman, tu écoutes ce que je dis ? Tu as écrit mon histoire depuis le début ? Et tu as bien mis l’enfant ?" , dit l'enfant.


"Quel enfant ?" , demande sa mère.


"L’enfant que j’ai mis dans l’histoire."


“Non mon chéri, je ne m'en souviens plus. Raconte-moi ton histoire de nouveau."


"En fait, quand je médite, tu sais on nous a appris à méditer à l’école, je vois un Grand Livre écrit dans une langue étrange, peut être une langue de bébé. Il dit Tutia va quoqia."


"Comment ?"


"Tutia va quoqia."


"Alors c’est une langue de bébé que tu peux lire ? "


"C’est le livre des passeurs de murs, c’est un super pouvoir de passer les murs. Mais quand je médite et que je passe les murs, je vois une maison remplie de cauchemars. Ils veulent me piéger pour que je retourne dans le ventre de ma maman."


"Dans le ventre de maman, donc que tu redeviennes bébé ? "


"C’est une prison où je suis endormi, puisque le rêve des cauchemars c’est que les enfants restent endormis pour toujours. Et que même les parents fassent des cauchemars tu sais. Mais l’enfant il a un secret."


"Quel enfant?"


"L’enfant que j’ai mis dans l’histoire."


"Ah oui et quel est son secret ?"


"Qu’il va revenir s’il y a un cauchemar."


"Parce que c’est l’enfant de ton histoire qui peut combattre les cauchemars ?"


"Son pouvoir c’est qu'il fait le monde mieux que d’habitude et il va devenir le roi du monde. C’est un passeur de murs et toute la ville s’est transformée en fantômes grâce à lui."


“Mais c’est un super pouvoir d’être un fantôme ? C’est bien de devenir un fantôme ?"


“Oui, quand tu es un fantôme, tu peux passer les murs, tu peux voler, tu es libre. C’est bien d’être libre."


"Tu aimerais être libre toi ? De passer les murs et d’aller où tu veux sans papa et maman ?"


"Non, enfin si vous êtes vous aussi des fantômes."


"Et du coup l’enfant de ton histoire, il gagne ?"


“Oui, il va combattre et gagner. Il va y avoir une grosse guerre ! Tu as bien tout écrit pour en faire un livre ?"


"Oui, j’ai tout je crois. Je l'écrirai bien plus tard, d’accord ? Au lit maintenant."


Mais je ne veux pas dormir seul. J’ai peur.”


"Tu as peur de quoi ?"


"Des fantômes..."


Inspirée par l'imagination toujours plus débordante d'un enfant (surréaliste) de 5 ans.

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